Le Mont-Saint-Michel

 Breton à l’origine, ce n’est qu’aux alentours de l’an 1009 que le Mont devint normand.

Abbaye du Mont St Michel

 Inscrit au Patrimoine Mondial par l’Unesco en 1979, ce haut lieu touristique compte une quarantaine d’habitants, reçoit  près de trois millions de visiteurs par an.

L’histoire

Un lieu sacré

Le mont est fort probablement un lieu de culte très ancien. Lors de l’évangélisation de la France, les chrétiens utilisent les sanctuaires païens et remplacent les anciennes divinités par le Christ ou par des saints. Dès le début du VIe siècle, des ermites s’installent sur le mont. Ils vivent retirés du monde, communiquant avec la terre par un système de signaux de fumée lorsqu’ils ont besoin de vivres.

Saint Michel

En 708, Aubert, évêque d’Avranches, ordonne la construction d’un oratoire dédié à saint Michel. Au IXe siècle, Charlemagne fait de saint Michel le protecteur de son Empire. Les pèlerinages se multiplient, les dons affluent.

Au Xe siècle, l’abbaye des moines bénédictins

Pour la gloire de Dieu, ils embellissent les bâtiments monastiques. Ils sont enseignants auprès des novices et possèdent une grande bibliothèque qui permet l’éducation.

Une prison plus qu’un monastère

Après la prise de la Bastille à Paris en 1789, c’est au tour du Mont d’être occupé en 1790 pour devenir une prison pour les prêtres réfractaires à la nouvelle Constitution du clergé. Puis vient l’Empire de Napoléon 1er, qui en 1811 fait du Mont Saint-Michel  une prison centrale, où se retrouveront, parfois pour y mourir,  jusqu’à 15 000 prisonniers. La prison fut supprimée par Napoléon III en 1863.

Un lieu toujours sacré

Depuis 1996, une petite communauté de moines y est installée. Mais c’est bien entendu l’activité touristique qui fait aujourd’hui vivre et connaitre le Mont.

Le Mont-Saint-Michel, une île

Après 10 ans de travaux, le Mont-Saint-Michel et la baie ont retrouvé leur vocation maritime, et le Mont redevient une île l’espace de quelques heures, au moment des grandes marées.